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L’ouverture de la « MAEC Glyphosate » est irresponsable !

A l’occasion de la validation de l’appel à projets pour l’ouverture des territoires à la souscription des Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC) en 2018, la commission permanente du Conseil régional Centre-Val de Loire a voté ce matin l’ouverture de la « MAEC Sol » qui s’apparente dans les faits à une « MAEC Glyphosate ».

Cette mesure permet la préservation de la structure des sols par une couverture constante. Elle finance des semis sous couvert végétal. Problème : la destruction de ce couvert est réalisée par application de glyphosate (Round Up),  alors qu’elle pourrait l’être mécaniquement.

Sans cette utilisation de glyphosate, il s’agit d’une mesure intéressante pour les sols fragiles. Mais alors que la mobilisation citoyenne monte contre l’utilisation par des agriculteurs de désherbants à base de glyphosate, cet herbicide total classé cancérogène probable par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’ouverture par les Régions de la « MAEC Sol » permet de légitimer l’utilisation du Round Up de Monsanto, ce qui est irresponsable.

Le groupe écologiste est hélas le seul à avoir désapprouvé l’utilisation de glyphosate dans le cadre de la « MAEC Sol », au moyen d’un amendement qui a été rejeté conjointement par les élus du Front National, de l’Union de la Droite et du Centre et du groupe des Socialistes, Radicaux et Démocrates.

Le glyphosate enferme l’agriculture dans un modèle insoutenable. Il est un poison pour notre alimentation, pour notre santé, pour notre environnement. S’en libérer nécessite évidemment une interdiction de sa commercialisation au niveau  européen, mais surtout une volonté politique ferme à tous les échelons.

L’enjeu de cette bataille doit être mesuré à l’aune du poids économique de Monsanto et des industries chimiques mondiales. Cela nous rappelle la fragilité de nos démocraties face à ces lobbies. Les élus écologistes déplorent que le Conseil régional n’ait pas pris la décision courageuse qui s’imposait. C’est le souci de la santé des agriculteurs, tout comme celle de nos concitoyens, qui a déterminé notre vote ce jour et déterminera nos combats à venir.

 

Les élus du groupe écologiste au Conseil régional