Accueil Les 9 élu-es du groupe écologiste Alix Téry-Verbe Le tourisme dans la nature, facteur d’éducation à l’environnement

Le tourisme dans la nature, facteur d’éducation à l’environnement

Intervention d'Alix Téry-Verbe

En complément des interventions de Christelle de Crémiers qui nous a présenté cette stratégie, et de Gérard Nicaud, je voudrais au nom du groupe écologiste insister plus particulièrement sur le tourisme dans la nature, facteur d’éducation à l’environnement et au développement durable. C’est une orientation forte depuis la mandature précédente et cela demeure évidemment un axe fondamental de la nouvelle stratégie touristique de la Région.

Nous sommes attachés au développement d’une offre touristique et de loisirs  « Nature et Culture», à destination des familles et des jeunes, ancrée dans les territoires et respectueuse des milieux naturels, portée par les formidables ressources de notre patrimoine historique et culturel : le Val-de-Loire UNESCO, ses châteaux, ses paysages, milieux naturels et terroirs variés, ses vins et sa gastronomie… Son maillage favorise le développement de services touristiques locaux, en ville comme à la campagne, assurant pour les voyageurs des séjours authentiques à des rythmes apaisés.

L’Organisation Mondiale du Tourisme définit ainsi le tourisme de nature : «Toutes formes de tourisme dans lesquelles la principale motivation du touriste est l’observation et la jouissance de la nature». Pour notre part, nous parlons de « tourisme dans la nature, facteur d’éducation à l’environnement ».

Depuis déjà une quarantaine d’années, l’intensification des préoccupations environnementales interroge le citoyen que nous sommes tous sur son propre rapport à la nature, sur la nécessité de la préserver et sur le besoin de renouer avec elle. L’urbanisation des modes de vie accroît la demande sociale d’espaces naturels pour s’extraire d’un espace « bétonné » où la nature fait souvent défaut. En termes de tourisme et de loisirs, cela donne envie d’un cadre de séjour agréable, en rupture avec le quotidien, qui réponde à de nouvelles aspirations : quête de tranquillité, d’évasion, d’aventure, de ressourcement, de bien-être, de santé…

Dans notre belle région, nous n’avons en effet pas que des châteaux ni des cathédrales, mais aussi des territoires emblématiques, comme la Brenne (particulièrement adaptée pour l’observation ornithologique… mais pas que…), comme le Perche, comme la Sologne, comme la forêt d’Orléans, comme la Loire sauvage, comme la vallée de la Creuse, le marais de Taligny… Les Parcs Naturels Régionaux, là où il en existe un, contribuent au développement de l’offre touristique.

Il y a une grande diversité de situations dans ce qu’on peut appeler  « tourisme dans la nature » : il peut s’agir d’activités d’observation et d’appréciation de la nature (séjours naturalistes, séjours pédagogiques, etc.), mais aussi de loisirs tels que la batellerie, ou encore d’activités physiques de nature (sports de rame, escalade, randonnée, équitation, VTT, accrobranche, etc.).

Notre Région peut s’enorgueillir de la réussite de la « Loire à vélo » et plus généralement de notre réseau de véloroutes reliées, qui ont entraîné une vraie dynamique. Les autres types d’itinérances douces que nous soutenons, comme le tourisme équestre et le tourisme pédestre, souhaitent s’en inspirer. La région Centre-Val de Loire peut encore être un modèle pour le développement des itinérances douces.

Ces itinérances douces ont aussi l’intérêt de faire le lien avec les activités et les savoir-faire locaux, dans des conditions aussi écologiques que possible. L’éducation à l’environnement sur les itinéraires cyclables est notamment une opportunité que nous incitons les structures à développer. Les services d’hébergement, de location de vélos, etc., se multiplient sur les itinéraires, avec un cahier des charges homogène, devenu une référence nationale.

Permettez-moi enfin d’évoquer le sport de nature, véritable phénomène dans le champ sportif, mais qui n’est pas toujours bien pris en compte de manière globale par les collectivités territoriales et pas toujours bien intégré non plus par les fédérations sportives. Je pense en particulier au cyclotourisme : quand on veut organiser un évènement de cyclotourisme, on se heurte au fait que ce n’est pas une manifestation sportive fédérale et pas non plus un évènement touristique à proprement parler. Au-delà d’aménagements tels que la « Loire à vélo », il est donc important de réfléchir à la façon d’accompagner les acteurs en quête d’une pratique sportive fondée moins sur la performance que sur la convivialité, la découverte, les loisirs.

Mais nous devons rester vigilants sur le développement de ces activités de nature qui ne doit pas se faire au détriment de la nature. Il est nécessaire qu’une charte ou tout du moins des règles d’utilisation soient instaurées et respectées par les différents acteurs selon les enjeux locaux, pour éviter une utilisation massive entrainant destruction qui nuirait à la biodiversité mais également au calme recherché par les utilisateurs eux-mêmes…