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Défense du vœu sur la restauration collective

Intervention de Christelle de Crémiers

 

Il y a des domaines où le marché le laisser-faire mènent à l'impasse. C'est le cas du domaine de l'alimentation. Vouloir manger des aliments non traités, préserver notre santé des oppressions des molécules de synthèse, produire et transformer à proximité ne peut provenir que d'une volonté démocratique, portée par des citoyens à travers des inititatives locales ou des élus à travers une réglementation.

Le lobby est intense à Bruxelles pour retarder, avec succès, la définition même des perturbateurs endocriniens... Offrir à nos enfants et à nos aînés, et à toutes les personnes qui viennent manger dans les restaurants collectifs, des mets locaux et issus de l'agriculture biologique, cela ne se fera jamais sans une volonté affirmée de la part des citoyens et des élus.

La loi "Egalité et Citoyenneté" portait ce rôle avec courage. Malgré les pressions des grandes multinationales, la loi avait terminé son parcours législatif avec succès. Las, une soixantaine de députés, dont notre collègue Claude GREFF, a saisi le Conseil constitutionnel pour faire annuler cette disposition en particulier. La démarche de ces députés, comme la décision du Conseil constitutionnel, est incompréhensible.

Les territoires ont d'ores et déjà la possibilité de fournir ce qu'il faut. Plutôt que d'annuler pour des raisons d'égalité entre les territoires, il fallait plutôt soutenir les conversions et les installations de petits producteurs. La Région, elle, prendra ses responsabilités.