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Contrats aidés : il est encore temps pour le gouvernement de faire marche arrière

Communiqué des groupes de la majorité au Conseil régional Centre-Val de Loire

 

 

En plein été, sans concertation avec les représentants des secteurs concernés, le gouvernement d’Édouard PHILIPPE reconnaissait vouloir geler les signatures des « contrats aidés » afin d’en diminuer le nombre. En 2015, à l’échelle du Centre-Val de Loire, ce sont près de 15 000 de ces contrats qui ont permis à des personnes, jeunes ou moins jeunes, pas ou peu qualifiées, de retrouver le chemin de l’emploi. Loin d'être parfaits, ils ont le mérite d’orienter de nombreuses personnes vers des emplois valorisants sur le plan individuel et utiles à la société.

Cette décision constitue un véritable coup de massue porté à la cohésion sociale, à l'insertion professionnelle, au bon fonctionnement du service public et à la vitalité des associations qui assurent au quotidien des missions d’intérêt général.

Concrètement, les services publics assurés par les collectivités seront  très impactés par le choix du gouvernement de réduire les « contrats aidés ». Ce sont des emplois de cantiniers, d'aides aux ménages ou encore d'accompagnement d’activités périscolaires qui sont menacés à très court terme. La collectivité régionale est directement touchée puisque ce sont 222 CUI-CAE qui sont concernés dans ses lycées, en particulier pour la restauration, l’hébergement et l’entretien. Leur suppression aurait de graves conséquences sur le fonctionnement quotidien des établissements scolaires.

Alors qu’il serait nécessaire de réaffirmer le soutien aux acteurs qui contribuent à la cohésion sociale, le « plan social » consistant à sortir des « contrats aidés » constitue une grave erreur. Au-delà de la dégradation du service public et de la situation de l'emploi à vocation sociale, cela ne pourra qu’aviver des tensions déjà palpables dans la société.

Avec le dispositif CAP asso, la Région Centre-Val de Loire soutient fortement depuis 2005 l’emploi associatif. Elle entend maintenir son engagement à hauteur de 10 millions d’euros annuels, malgré les contraintes budgétaires imposées par le gouvernement, mais elle ne saurait en aucun cas se substituer au désengagement massif de l’État.

Ce sont finalement des structures sportives, culturelles, de solidarité, de l'insertion professionnelle qui risquent de mettre la clé sous la porte ou de ne plus pouvoir assurer leurs missions à la hauteur des besoins.

Les groupes de la majorité régionale dénoncent cette décision injuste, en totale déconnexion avec la réalité des territoires et de nos concitoyens, et demandent au gouvernement de revoir sa position.

Charles FOURNIER,

président du Groupe Écologiste

Jean-Patrick GILLE,

président du groupe Socialiste, Radical et Démocrate