Accueil Thématiques Agriculture et rural Agricultures durables Alerte très sérieuse pour l’agriculture : quelques jours pour réagir

Alerte très sérieuse pour l’agriculture : quelques jours pour réagir

Le ministère de l’agriculture risque de combler son déficit budgétaire (env 1 Milliard d’€) sur le dos des agricultures les plus durables : les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC), les mesures de compensation des zones défavorisées (ICHN) et les aides à l’Agriculture Biologique.

 

Si le ministère ne fait rien d’ici le 1er août 2017, c’est la moitié du budget ICHN, de nombreuses MAEC et la totalité de l’aide au maintien du Bio qui seront supprimées.

Les régions touchées de plein fouet par une baisse sans précédent des dotations d’État (13 milliards) ne seront vraisemblablement pas en mesure d’assumer ce recul à la place de l’État.

 

Le gouvernement a la possibilité de notifier à l’Europe un transfert d’au moins 12 % du 1er vers le 2nd pilier de la PAC ce qui permettrait de résoudre cette situation d'urgence et de :

 

- Sauvegarder la gestion des risques

- Couvrir les engagements sur l’ICHN

- Assumer les engagements en matière de MAEC et d’aide au Bio

 

Mais pour cela il faut que l’État refuse de céder à la pression de la FNSEA opposée à ce transfert et qui préfère défendre les intérêts des industriels plutôt que ceux de la grande majorité des agriculteurs.

Nous demandons au ministère de ne pas sacrifier l’agriculture de l’avenir au profit d’une industrie chimique du passé. Aujourd’hui, de nombreux paysans agissent pour montrer que des modèles plus respectueux des sols, de la biodiversité et de la santé humaine fonctionnent. Ce sont ces agriculteurs et les modèles qu’ils développent qui sont visés et mis en péril alors même qu'ils sont déjà les moins subventionnés.

 

Pour le climat, pour la qualité des produits, la santé des agriculteurs et des consommateurs, le respect des sols et des nappes phréatiques, il n'est plus possible de reculer encore la transition nécessaire de l'agriculture.

 

 

Les élus du groupe écologiste au Conseil régional Centre Val de Loire